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06
Nov

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Les ESITC de Metz et Paris lancent un incubateur dédié à la smart construction

Trois jeunes pousses viennent d’intégrer, le 1er octobre 2018, l’incubateur ESI 1³. Au programme : caves à vin transformées en régulateurs thermiques, plateforme de mise en relation entre entreprises du BTP et sous-traitants, et industrialisation de la construction pour faire baisser les coûts de rénovation.

Depuis le 1er octobre, l’ESI 1³ accueille ses premiers projets. Créé par les ESITC de Metz et Paris, cet incubateur se concentre sur l’accompagnement de projets de création d’entreprises innovantes orientées vers la “smart construction”.

“Depuis l’avènement du BIM, il y a un vrai virage dans les techniques, les approches et les méthodes si bien que les sponsors de l’école, de grands groupes et entreprises du BTP, ont besoin de cadres formés différemment”, explique Emmanuel Natchitz, directeur du développement de l’établissement et responsable de l’incubateur. “Par ailleurs, plusieurs de nos étudiants sortaient de l’école avec des idées de start-up mais il n’y avait pas d’incubateur dédié à la smart construction”, poursuit-il.

Un an de coaching personnalisé

Principalement destiné aux jeunes diplômés ainsi qu’à des personnes en reconversion professionnelle, l’ESI 1³ propose un programme d’incubation sur 12 mois où les jeunes pousses bénéficient “d’un cadre et de conditions favorables à l’évolution de leur projet : hébergement, conseils et coaching, formations dispensées par des professionnels expérimentés dans tous les domaines”, selon un communiqué.

Au tutorat personnalisé, s’ajoute un accompagnement collectif à l’entrepreunariat ouvrant sur des compétences spécifiques (atelier de groupes, montage de business plan, modèle économique, workshops, afterworks, etc.). Les locaux sont situés juste en face de l’ESITC de Paris, à Arcueil (Hauts-de-Seine).

Prototypes

Pour la première promotion, 15 candidatures ont été reçues mais seuls trois finalistes ont effectivement intégré la structure. Le premier, baptisé Habitat 4.0, représente la création potentielle de 3 entreprises à lui seul. Son créateur, jusqu’ici designer digital chez Orange, cherche à faire baisser les coûts de la rénovation des bâtiments en industrialisant la construction.

Pour ce faire, il travaille sur des prototypes de modules connectés au réseau d’eau et d’électricité, qu’il s’agisse de cuisines, salles de bains, salles à manger, toilettes, etc. La remontée d’informations captées puis anonymisées permettrait ensuite de payer jusqu’à 70 % de la rénovation.

Un programme sous forme de crédit

Le second projet est une plateforme de mise en relation des entreprises du BTP avec des sous-traitants. Un outil qui existe déjà pour la fonction publique mais pas dans le secteur privé, selon l’établissement. Enfin, le dernier incubé entend utiliser les caves à vin comme régulateurs thermiques dans la maison.

Outre l’accès à une formation pointue ainsi qu’à un hébergement neuf (bureaux, salle de réunion, espace de coworking, téléphonie, internet, reprographie, etc.), les trois jeunes pousses profitent également d’un réseau de partenaires institutionnels et privés (Construction 21, Batimat, Paris Ouest Construction, Eiffage…). “Contrairement à l’école, en cas d’affinité avec un projet, les entreprises peuvent monter au capital des start-up”, précise Emmanuel Natchitz.

Trois ans d’injection de fonds

Si le programme est prévu pour durer un an, un premier bilan doit être réalisé au bout de 6 mois, permettant aux porteurs de projets de quitter le navire s’ils le souhaitent. À l’inverse, l’accompagnement peut se poursuivre au-delà de la période initiale.

Dans un premier temps, les ESITC de Metz et Paris font crédit aux entrepreneurs du programme d’incubation. “Nous le considérons comme une intervention classique prise sur les budgets de fonctionnement de l’école. Nous avons ainsi planifié trois ans d’injection de fonds à perte”, souligne le directeur du développement.

Une fois sorties de l’incubateur, les start-up qui ont réalisé un chiffre d’affaires ou une levée de fonds disposent d’un an pour verser 1 500 euros auxquels s’ajoute le loyer de 75 euros HT par mois pour l’utilisation des locaux. Si elles n’ont pas les moyens d’opérer ce remboursement, elles s’engagent sur un équivalent horaire en “cours” ou partage d’expérience auprès des promotions suivantes et des étudiants de l’école.

© Le Moniteur – AEF Habitat et Urbanisme | le 04/11/2018 | BIM, Start-up, Bâtiment connecté, Chantier connecté, Formation BTP

 

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