+ SE CONNECTER : Vous êtes : ÉLÈVE // ENSEIGNANT // ANCIEN ÉLÈVE // //

21
Fév

0

Thomas HEIB – stage PFE en Guyane

Article du Républicain Lorrain sur Thomas HEIB – élève en 5ème année option Travaux Publics – qui a réalisé son stage Projet de Fin d’Études en Guyane au sein de l’entreprise  SOGEA Guyane…

Un stage en Amazonie pour l’élève ingénieur

Originaire de Rémilly, Thomas Heib est en dernière année d’études d’ingénieur. Il a effectué son stage en Guyane française. Il raconte son expérience sur un chantier du fleuve Oyapock, en pleine forêt amazonienne. Une expérience inoubliable.

Enfant de Rémilly, Thomas Heib y a fait sa scolarité avant d’intégrer le lycée Louis-Vincent puis l’École supérieure d’ingénieur des travaux de la construction – ESITC à Metz où il effectue sa dernière année. Sa formation comprend un stage que Thomas a effectué à quelque 7 400 km de son domicile. Il revient d’une contrée isolée de la Guyane française, en Amazonie.

Pourquoi un stage en Guyane ?

« Ce défi rejoint mon envie de voyager. La nature de ce chantier, je ne pouvais pas la rencontrer en métropole. Il s’agit d’aménager les sauts du fleuve Oyapock, frontière entre la Guyane et le Brésil, pour faciliter le passage des pirogues du ramassage scolaire. Les roches de granit affleurent. Il nous faut aménager des passes, enlever des blocs. »

Quelles étaient vos conditions de vie sur le chantier ?

« Le chantier a une spécificité majeure : il est en site isolé, dans la jungle, à 10 heures de pirogue ou 1 heure 30 d’hélicoptère de Cayenne. Avec l’entreprise Sogea Guyane, nous avons aménagé une base de vie, avec la priorité à l’environnement : panneaux solaires pour l’électricité, toilettes sèches, douches avec l’eau du fleuve, tri des déchets… Il a fallu prévoir la logistique pour la restauration et pour les machines : impossible d’acheminer des engins, les travaux ont été réalisés par des machines portables pneumatiques ou hydrauliques. La scie spécifique, coupant les roches sous l’eau est venue de Peltre, après huit semaines de transport ! Pas de camion de chantier mais une pirogue. La journée de travail allait de 7 à 17 h avec une pause repas. La nuit tombait à 18 h, avec une température de 35⁰ et un taux d’humidité avoisinant les 90 %. Toutes les deux semaines, je rejoignais Cayenne pour le week-end. »

Les études et ses débouchés.

Thomas Heib : ‹‹ Avec le diplôme d’ingénieur que je prépare pour juin 2020, je vise un poste de conducteur de travaux, professionnel qui a en charge un chantier dans sa globalité : plans, métrés, préparation des moyens, des quantités, approche commerciale, responsable du respect de la sécurité et du respect des mesures environnementales. Le domaine de la construction m’attire, aucun chantier ne se ressemble, chacun a sa spécificité, je ne subis pas la routine. Et je laisse ma trace, quand on construit une route, on relie les gens entre eux. L’aspect humain est prépondérant tant dans la construction que dans la destination de l’ouvrage.››

45ecb2845eab92c36da3b2d78261478fVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV